Fertilité des vaches laitières : ça ne va pas plus mal...

Disponibilité : En stock

10,00 €

Description rapide

Si la fertilité des vaches et des génisses laitières apparaît quasi stabilisée sur les dernières années, la montée en puissance des inséminations en semence sexée, dont la réussite est inférieure à celle des IA en semence conventionnelle, vient brouiller les cartes. Des indices de bon augure au plan génétique laissent espérer que le déficit de fertilité qui accompagne les IA sexées, en plein essor, sera en partie compensé par une meilleure aptitude des femelles à la reproduction selon les choix des éleveurs.

Fertilité des vaches laitières : ça ne va pas plus mal...

Double-cliquez sur l'image ci-dessus pour la voir en entier

Zoom arrière
Zoom avant

Plus de vues

* Champs obligatoires

10,00 €

Détails

Une publication de l'Institut de l'Elevage dresse le bilan de la fertilité des femelles montbéliardes, normandes et prim'holstein sur plus de 10 ans.

A partir des millions d’inséminations réalisées dans les élevages laitiers et enregistrées dans le Système national d’informations génétique (SNIG), l’INRA réalise une évaluation qui donne pour chaque animal, taureau d’IA ou vache, une estimation de sa valeur génétique en fertilité. Les performances prises en compte sont le taux de gestation (ou taux de réussite) des inséminations, et les intervalles entre les événements de la reproduction que sont le vêlage, la première mise à la reproduction, la fécondation et, à la suite de la gestation, le nouveau vêlage.

L’analyse de ces données au plan national donne une image de la situation de la fertilité des vaches laitières en France et de son évolution au cours de la décennie écoulée.


Des résultats plutôt stabilisés, mais la semence sexée met son grain de sel



Après des années de dégradation de la fertilité surtout marquée en race prim’holstein, après les épisodes 2007 et 2008 où la fertilité a été affectée par l’épidémie de FCO et les adaptations de conduite de la reproduction liées aux variations de prix du lait et à la demande ponctuellement accrue de production, la situation semble presque stabilisée. Or depuis 2009, les inséminations en semence sexée sont chaque année plus nombreuses, surtout sur les génisses, et surtout en race montbéliarde. En 2012, dans cette race, on estime que 27% des génisses et 12% des vaches sont inséminées en semence sexée. Comme un déficit de fertilité d'environ 10 à 15% est observé à la suite d’IA sexées, le taux de réussite moyen des IA de la campagne 2012 est troublé, sans qu’on puisse dire exactement de combien est cet effet, puisque le statut des IA n’est pas encore complètement enregistré.

 




Le taux de réussite des génisses reste proche dans les trois races, autour de 55-60%. Pour les vaches des différences existent selon les races, la prim’holstein étant la plus critique avec en moyenne moins de 40% de réussite après une IA première. Dans cette race, la situation apparaît cependant stable depuis huit ans. Pour les vaches normandes, c’est plutôt une dégradation faible mais continue, et pour les montbéliardes, ce serait quasi stable jusqu’à l’essor de la semence sexée.
Pour plus d’information sur l’activité semence sexée, voir les articles Le Point sur la semence sexée en 2012 et en 2013.


Une mise à la reproduction plus tardive, une nouvelle lactation tous les 13 ou 14 mois


 


Le délai entre le vêlage et la première IA (IVIA1) s’allonge dans les trois races. Sur les dernières années, le temps perdu entre cette IA1 et l’IA fécondante (IAF) reste constant, mais différent selon le statut génisse/vache et selon les races, puisque 15% des génisses, 20% des vaches montbéliardes et normandes, et 26% des vaches prim’holstein sont inséminées trois fois ou plus. L’intervalle vêlage-vêlage (IVV) moyen s’allonge pour atteindre 395 à 420 jours selon les races.


 




Des indices encourageants côté génétique



Dans les trois races, le niveau génétique fertilité des femelles s’élève, certes doucement mais la tendance est installée. Les nouvelles possibilités de sélection grâce à la génomique portent leurs fruits pour les taureaux d’IA qui vont transmettre à leurs filles dans les troupeaux des nouveaux atouts en fertilité femelle. Le dernier caractère pris en compte en sélection, l’intervalle vêlage-IA première, en relation avec une reprise de cyclicité propre à la mise à la reproduction, montre cependant une évolution génétique contraire à la précocité.

Evolution de la moyenne des index fertilité des femelles par année de naissance, en écart à 1999


 




Informations complémentaires

N° Technipel L0032
Auteur principal Non
Edition Institut de l'Elevage
Nombre de pages 44
Version Électronique
Taille (Mo) 1
Nature de produit Téléchargements